Si tu cherches bon goût, delicatesse et poésie...

...Tu es au bon endroit.

On me demande souvent pourquoi, moi, gentil franskillon, j'ai choisi l'exil en Belgique. Pêle-mêle, je dirais pour des raisons professionnelles, fiscales, de choix de vie, et tout ça.

Mais ne t'y trompe pas, c'est surtout pour un homme que je suis parti. Mon coloc, aussi appelé Furet Foireux. Ce petit film te fera comprendre ce qui m'a d'emblée beaucoup plu chez lui.

C'est un peu cru, je ne te le cache pas, et Hermine de Clermont Tonnerre déconseillerait de s'exprimer ainsi en galante compagnie. Car, eh oui, elle a commis un guide figure-toi. Je ne t'en dis pas plus, ce serait faire de la publicité, mais, pour finir, cela confirme bien que ce sont ceux qui en font le moins qui en parlent le plus.
Je préfère encore acheter le guide de Gilbert Montagné, celui sur la bonne harmonie des couleurs. Voilà au moins quelqu'un qui sait de quoi il parle.

samedi 12 mai 2007 14:39 , dans Ne me remercie pas...


C'est merveilleux, le Web 2.0...

Blog de diversetvaries :On n'est pas des bêtes..., C'est merveilleux, le Web 2.0...
Je te connais. 

Je ne veux pas dire par là que, tel un sondeur analyste fou de la Sofres, je te connais de loin. Non, je te connais, parce que sinon tu ne serais sans doute jamais venu sur ce blog.
Et comme je te connais, j'affirme que tu aimes perdre du temps à chercher des conneries sur internet.

Réjouis-toi, je viens t'aider...

mardi 01 mai 2007 18:07 , dans Ne me remercie pas...


How to... Not te retrouver à payer des verres à 1500 HKD pièce

"Sucky sucky ?" , "Me luv' you long long time...", j'avais déjà entendu ces phrases, dans le mythique épisode de South Park où Cartman se comporte, je cite, comme une "petite pute thaïlandaise", mais aussi, à peu près, dans "Tout en métal blouson" de Stanley Lubrique...

Mais quand ça t'arrive pour de vrai, dans un lieu qui semblait respectable,ca surprend toujours un peu, bordel...

Attention, je te vois arriver avec tes gros godillots, je ne suis pas non plus du genre v(i)erge effarouchée, faut pas déconner. Je peux t'assurer que si d'aventure, une jolie jeune fille tient absolument à me faire discretos un pompier, sans échange de noms, promesse de mariage, ou dépenses éhontées en alcools divers et peu variés (kir et champagne, genre...), je n'aurais pas la mauvaise grâce de hurler au scandale.
MAIS, quand je rentre dans un pub prendre une bière, c'est surtout pour l'ambiance virile et amicale qui y règne, à base de tapes sur l'épaule, gros rires gras et conversations à l'urinoir après 3 bières.

Le problème, c'est qu'ici, la nuit, tout est dans la turlutte zone; le plus petit bar, le pub de la mort, le tex-mex, et tout le reste, tous accueillent en leurs seins ces succubes phallophages (contre émolument quand même...). Bref, tu ne peux y échapper, avec ta gueule de presque touriste...

Donc, passés la surprise et le ricanement nerveux, j'en ai profité pour discuter un peu, et ai donc appris que, dans un autre bar à environ 1 minute de là, les boissons étaient nettement moins chères. J'ai donc voulu juger sur pièces, mais les tenanciers de mon bouge m'ont plaqué au sol, avant de m'expliquer que si les boissons sont moins chères, c'est uniquement car tu payes 1500 HKD, soit 150 EUR, si tu parles à une des filles... Je dois avouer que payer la peau des yeux pour dire "Thank you madam, but no, thank you", ça fait cher le mot...

Morale de l'histoire: si tu payes des boissons chères, tu as le droit de dire non à la pute gratuitement... Quel beau pays.

lundi 30 avril 2007 08:16 , dans How To's...


Ne nourrissez ni les pigeons, ni les moines bouddhistes...

Pour te mettre dans l'ambiance ami lecteur, je suis à Hong Kong, arrivé depuis moins de 48h, et j'ai déjà découvert le principal danger qui menace l'homo touristus Hong Kongus- mais aussi l'homo laborus HK quand il n'est pas en costume cravate. Ce danger, ce n'est pas la violence, les pickpockets, les maladies, non rien de celà (peut-être les maladies, si on va aux endroits de luxure...), Hong Kong est une ville sûre.

Non, le vrai danger est le moine bouddhiste.

Une seule chose permet de lui échapper: sa robe, couleur safran, est aisée à repérer sur les terrains découverts. C'est pourquoi il se dissimule dans les recoins obscurs, guettant le touriste tel la larve de fourmilion (je te rassure, le trou en moins bien sûr...) l'insecte rampant...

Le moine bouddhiste est gentil, mais inflexible, les affaires sont les affaires apès tout. Quand il repère le touriste, il le pourchasse (en général dans les escaliers également, alors qu'on pourrait croire que sa robe peut le gêner...) et lui fourre dans la main un carton portant la bénédiction du Bouddha. 
Coup classique, vu et revu dans le métro, mais poussé au paroxysme de l'art: dès le carton hors de sa main, il se met en position de prière et s'incline devant toi ad nauseam, tant et si bien que pour lui rendre son foutu carton, tu dois d'abord l'immobiliser physiquement. 
Comme il est mal vu d'agresser un moine bouddhiste, il te faut ruser: fais mine de te faire avoir, et il sortira un calepin, avec des noms, des souhaits (au hasard, "peace"... C'est lui qui l'impose. J'ai entendu dire qu'un touriste s'en était tiré en refusant de mettre autre chose que "money", mais c'est du domaine de la légende urbaine), et des dons... 
Et là, ta seule chance est de lui dire non, environ 200 fois, et que si c'est pour de l'argent, il peut tout aussi bien aller voir ailleurs. Bonne chance, il est obstiné...

Personnellement, j'ai partiellement craqué la première fois, mais je me suis rebiffé quand, voyant que je voulais lui filer "que" 100 HKD, il m'a dit de faire pareil pour mon père, ma mère, mes frères et mes soeurs, woh ohhhhhh, ce serait pour lui le bonheur...tout en me touchant et disant "Lucky lucky lucky" non-stop. Là, faut pas déconner. Comme le dit Léonard des Câpres dans "Blood Diamond" (culture culture...): "I like to get kissed BEFORE I get fucked". Ma chance, c'est que son téléphone portable, quand même un motorola RZR dernier cri, s'est mis à sonner. Sans doute Bouddha qui voulait relever les compteurs parce qu'il a filé sans demander son reste mon bouddhiste...

De toute façon, son Dieu, il sert à rien, il prône l'abandon de soi et le vide, il fait rien, et il est même pas bullet-proof. En même temps, pas plus que les autres... MAIS, grosse différence, il ne promet pas l'Enfer et les flammes comme le reste des monothéisme, alors, pourquoi se priver ?? 
Encore que, mon bouddhiste, je le soupçonne de m'avoir voué aux gémonies en s'éloignant... L'ingrat.

dimanche 29 avril 2007 13:09 , dans Fais confiance au Monsieur


La navette Air France: de l'art de la préparation psychologique...

Afin de bien généraliser, ce billet se fera sous le signe du vouvoiement.

Ah...La navette Air France. Son nom est évocateur d'aéroport, de voyage, de dépaysement, certes, mais là n'est pas sa vraie vocation.
Pas plus que de transporter le quidam de Paris à son aérogare...

Non, la vraie fonction de la navette Air France, c'est de préparer le Flying Pig Shit (cf Glossaire) à son voyage.

En effet, dès le moment de charger les bagages arrivé, on comprend à qui l'on aura à faire: le bagagiste, se prenant un court instant pour "The Undertaker", décide de faire entrer, vaille que vaille, la valise dans la soute, même si cela implique de lui faire la prise qui porte son nom. 
Ceci pourrait presque être drôle, si:
- il ne décidait pas d'enchaîner avec un saut depuis le banc, pendant du fameux saut de la troisième corde, et la prise du crocodile.
- la dite valise ne contenait ni votre ordinateur, ni vos costards, ni des chocolats...
Ne vous inquiétez pas, votre valise est prête, et il lui arrivera bien pire dès le check-in passé.

Vos larmes essuyées, il est temps de monter. Passons sur l'accueil, par trop dépendant des circonstances, et interessons-nous au confort. Et là, c'est le drame... Enfin non, plutôt une nouvelle préparation, physique celle-là.

Etape 1: en voulant monter sur la marche, vous vous cognez la tête.
Etape 2: Un peu groggy, vous vous avachissez sur votre siège, et réalisez que deux excroissances vous rentrent dans les reins. Ne gesticulez pas, ce n'est pas un défaut du siège, mais les genoux de votre voisin de derrière, qui n'en demande pas tant.
Etape 3: vous avez chaud / froid (marche dans les 2 sens): Peu importe, l'aération ne change rien.
Etape 4: Votre compagnon momentané de voyage s'installe. Vous réalisez que l'un de vous doit perdre 60 kg pour que la largeur des sièges suffise. Hélas, aucun de vous n'est prêt à perdre les 2/3 de sa masse corporelle.
Etape 5: Sans doute sous l'effet du stress, un des voyageurs a dû oublier de se laver depuis 15 jours. Vous réalisez que 50 minutes, ca peut être long. C'est le moment que vous choisissez pour rentrer de nouveau en contact avec Dieu ("Tiens, j'avais toujours son numéro à celui-là ??") pour passer un marché du genre: "Fais le voyager sur un autre vol et je retourne à la messe..."
Etape 6: L'arrivée à l'aérogare; sous pression (50 minutes d'apnée quand même...) vous sortez au plus vite. Pressé, vous vous cognez de nouveau au plafond, mais tant pis. Dehors, un autre bagagiste, croyant avoir vu votre valise bouger toute seule, entreprend de l'assommer à coups de lattes.
Etape 7: Lors du marché avec Dieu, vous n'y croyiez pas vraiment, je me trompe ? Vous auriez dû. J'espère pour vous qu'il ne voyagera pas, à vos côtés, en direction de Hong Kong.



dimanche 29 avril 2007 12:46 , dans Voyages voyages...


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